
Dans l’Article précédent « Dieu Fait Son Cinéma », il fallait y voir trois points clé :
L’Alliance : l’équilibre entre la souveraineté divine (Dieu comme auteur/réalisateur) et la liberté humaine (l’homme comme acteur/scénariste). L’humain n’est pas un poisson en bocal, mais engagé dans cette Histoire par le libre arbitre.
La Sanctification : Les Apôtres qui mettent des décennies à comprendre le temps du cheminement spirituel. La foi n’est pas toujours un déclic magique et instantané, c’est souvent un apprentissage de son « rôle ».
La Grâce : Même si l’Homme est acteur de son Biopic (protagoniste et parfois antagoniste/pécheur), la victoire finale et le scénario du Salut appartiennent à Dieu.
Mais revenons à notre sujet du jour : « Dieu Fait notre Cinéma … ? »
Certains voient déjà où je veux en venir, mais oui c’est un fait, le cinéma et la pop culture en générale regorgent de figures christiques et d’allégories bibliques que les producteurs ont volontairement (ou inconsciemment) intégrées dans leurs œuvres pour leur donner une portée universelle et connue de tous.
Normal et logique me direz-vous, s’inspirer du Bestseller de tous les temps (La Bible), un gage de réussite. Mais cette constatation soulève à elle seule plusieurs questions que nous pourrions explorer sur un prochain article : (Teasing haha !!)
-Qu’aurait écrit l’Homme sans la Bible ? – Le Seigneur est-il derrière toutes ces copies ? -Notre Dieu nous a t-il offert du travail ? Comme Il nous a donné de découvrir et étudier la biologie et même l’espace… Bref, on pourrait extrapoler des heures, non ?
Mais aujourd’hui on va d’abord se concentrer justement sur trois œuvres bien connues ou le message de La Parole a clairement été source d’inspiration :
(Attention Spoiler Alerte !!!)
1. Matrix : élu et incarnation du Messie.
Matrix est probablement l’allégorie christique moderne la plus évidente. Néo est littéralement prophétisé comme étant « l’Élu »
À la fin du premier film, Néo est abattu dans un couloir par l’Agent Smith (qui représente l’accusateur, l’adversaire). Il meurt, mais grâce à l’amour de Trinity (la Trinité), il ressuscite avec une compréhension totale et un pouvoir divin sur la Matrice.
La prophétie de l’Élu (Ésaïe 9 versets 5-6) : « Car un enfant naîtra, Dieu lui a confié l’autorité… Le Prince de la paix occupera le siège royal de David. Il assurera une paix sans fin en faisant respecter le droit et la justice pour toujours. »
La mort et la résurrection de Jésus-Christ. C’est le triomphe de la vie sur la mort, faisant écho à (Jean 11 verset 25) : « Je suis la résurrection et la vie ».
Comme le Christ, Néo doit d’abord mourir à lui-même pour renaître dans sa pleine nature et libérer les captifs. Tout comme Jésus, il doit accomplir sa propre mission et la réussir et ce même si le présent a déjà eu un long et fort passé. On voit bien dans Matrix que les puissances avant lui ont déjà tenté à maintes et maintes reprises de sauver l’homme et l’équilibre. Le passé de Matrix est un condensé de l’Ancien Testament.
Dieu a conclu plusieurs alliances et envoyé de nombreux libérateurs ou prophètes. Tous ont accompli une part de la mission, mais aucun n’a pu briser définitivement le cycle du mal et de la mort. Il a fallu attendre le Christ, l’Élu final, pour accomplir l’acte décisif et briser la boucle. Et…
« C’est Inéluctable Mr… ! »
2. Star Wars : naissance miraculeuse, et rédemption.
George Lucas s’est inspiré de presque toutes les principales religions pour construire la saga des Skywalker, et la trame biblique y est encore une fois omniprésente.
Le parallèle Christique le plus plagié de l’histoire du cinéma ; la naissance miraculeuse d’Anakin, sans père humain.
Le point culminant, Le Retour du Jedi, où Dark Vador (Anakin), après des décennies sous l’emprise du mal, choisit par amour de sacrifier sa vie pour tuer l’Empereur et sauver son fils Luke et les Nations.
Divin Enfant (Luc 1 verset 35) : « Marie dit à l’ange : « Comment cela se fera-t-il ? L’ange lui répondit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi… C’est pourquoi le saint enfant sera appelé Fils de Dieu. »
Le sacrifice par amour en (Jean 15 verset 13) : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour les Siens ».
Eh oui, personne, peu importe son niveau de corruption (le péché), n’est jamais trop loin pour être racheté par la Grâce et la Miséricorde de notre Tout-Puissant Seigneur. Cette Saga illustre parfaitement que l’enjeu dépasse le simple monde matériel. Il s’agit d’un combat cosmique entre la lumière et les ténèbres. Et si tu n’es pas le Diable, alors tu pourras toujours vaincre le côté obscur qui est en toi.
Le parallèle avec les Jedi et les Chrétiens est flagrant sous plein de formes. Et Maître Yoda nous le rappelle souvent, un Disciple ne doit pas être passif, il est un chevalier revêtu d’armes diverses et divines, pour ainsi et à jamais accepter notre condition et notre difficile monde ou le Mal veut aussi sa place. Mais…
« La Force est avec vous ! »
3. Le Seigneur des Anneaux : combat contre les ténèbres et transfiguration.
J.R.R. Tolkien était chrétien, et bien qu’il refusât l’allégorie stricte, son œuvre est naturellement imprégnée de théologie.
Le combat de Gandalf le Gris contre le Balrog (une figure clairement démoniaque, faite de feu et d’ombre). Gandalf se sacrifie pour sauver les siens en tombant dans l’abîme. Il meurt, mais il est renvoyé sous les traits de Gandalf le Blanc, rayonnant d’une lumière aveuglante.
Résistance face au mal (1 Pierre 5 versets 8-9) : « Votre ennemi, le diable, rôde, cherchant quelqu’un à dévorer. Résistez-lui en demeurant fermes dans la foi ».
La Transfiguration de Jésus (Matthieu 17 verset 2) : « Son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière ».
Dans le film, Sauron est exactement dépeint comme le diable dans la théologie chrétienne. Il est une créature angélique déchue, incapable de créer, qui ne peut que corrompre ou détruire. C’est comme pour nous rappeler que le Mal ne dort jamais, cherchant la moindre brèche dans le cœur humain.
Mais sa plus grande faiblesse et la raison de sa défaite sont son aveuglement spirituel. Sauron sous-estime toujours la puissance du sacrifice et de la Grâce. Il ne comprend ni l’humilité des Hobbits, ni le sacrifice de Gandalf ou d’Aragorn.
C’est le reflet parfait du message biblique ; Dieu choisit souvent les choses faibles, écorchées et simples pour confondre les puissants et les arrogants. Face à la logique écrasante du Mal, c’est par la douceur, l’innocence et le don de soi que se gagne la guerre spirituelle. Car…
« Il y a aussi du bon en ce monde et il vaut la peine qu’on se batte pour lui ! »
En fin de compte, si ces grands chefs-d’œuvre nous touchent et nous transcendent autant, ce n’est pas un hasard. Que ce soit à travers l’éveil de Néo, la rédemption de Dark Vador ou l’humilité de Frodon face aux ténèbres, toutes ces quêtes héroïques résonnent en nous car elles font écho au Scénario Original.
Cette lutte cosmique ou nous avons pris part, l’Évangile la résume parfaitement avec cette image qui aurait pu inspirer Yoda ou Morphéus et surtout Galadriel :
« La lumière brille dans l’obscurité, et l’obscurité ne l’a pas vaincue. » (Jean 1 verset 5)
Mais à la différence d’un film qui s’arrête une fois le générique de fin déroulé, l’œuvre de Dieu est bien réelle et elle est toujours en cours de tournage.
Le Grand Producteur de l’univers ne nous appelle pas à rester sagement assis dans la salle obscure. Alors, ne soyons plus de simples spectateurs de notre existence.
Le Seigneur nous invite à devenir les acteurs de notre propre rédemption en suivant le modèle de l’Élu parfait. Jésus.
Oui Le Scénario est déjà écrit et la victoire sur la mort déjà acquise, mais quel rôle du script allez-vous accepter ?
« Silence sur le plateau… Moteur… Action ! »
Post Générique :
« Allez, et faites de toutes les nations des disciples, enseignez leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » Mathieu 28 versets 19-2
Métal Missionnaire :
Mike. M.
