Biblical advisory, explicit lyrics : Everything I Touch Turns to Gold (Then to Coal) – Woods of Ypres

  • Auteur/autrice de la publication :

Aujourd’hui je vais vous parler d’un titre de Woods of Ypres qui a une résonance assez personnelle pour moi, il s’agit de Everything I Touch Turns to Gold (Then to Coal).

Une présentation succincte du groupe

Woods of Ypres est un groupe canadien de blackened doom metal formé en 2002 par David Gold. Leur musique mélange black metal, doom metal et rock gothique, créant une atmosphère sombre et introspective. Les textes explorent des thèmes profonds tels que la mélancolie, la perte, la mort, la solitude, et la désillusion face à la vie et à la spiritualité. David Gold, principal compositeur et âme du groupe, insufflait à ses paroles une dimension très personnelle, souvent empreinte de désespoir et de réflexion existentielle. Tragiquement, il est décédé dans un accident de voiture en décembre 2011, peu avant la sortie de leur dernier album considéré comme son œuvre testamentaire.

Woods of Ypres par Mark Coatsworth
Woods of Ypres – Photo Mark Coatsworth

Le titre « Everything I touch turns to gold (then to coal) est une référence évidente à l’histoire du roi Midas, pour qui le souhait de transformer en or tout ce qu’il touche se transforme en malédiction, en ajoutant une dimension plus déceptive (l’or se transforme ici en charbon). Il traite de colère, de déception, de culpabilité, de pardon et d’acceptation.

En voici un extrait des paroles et sa traduction :

I am in denial, and I am depressed
I will try to bargain with you, then share my anger with you
But I can’t complete the full cycle of mourning
I struggle with acceptance, I can’t forgive myself
[…]
My clothes are full of holes, hanging off my tired body
I command so much negativity, my touch drains the life from machinery
But I feel such powerlessness when I struggle with forgiveness
Yet, I don’t know my own strength when I destroy everything
[…]
Je suis dans le déni et la dépression.
Je vais essayer de négocier avec toi, puis je partagerai ma colère avec toi.
Mais je n’arrive pas à compléter le cycle du deuil.
J’ai du mal à accepter, je n’arrive pas me pardonner.
[…]
Mes vêtements sont pleins de trous, ils pendent sur mon corps fatigué.
Je dégage tellement de négativité que mon toucher vide les machines de leur énergie.
Mais je me sens tellement impuissant quand je lutte avec le pardon.
Et pourtant, je ne connais pas ma propre force quand je détruis tout.
[…]

Mon histoire personnelle

Loin de faire l’apologie de la noirceur, je dois admettre que j’ai beaucoup écouté ce titre à une période de charnière de ma vie, non pas dans un état de complaisance avec mes émotions négatives mais parce que cela m’a permis d’en prendre conscience et de les verbaliser.

En tant que chrétien, toute ma vie de jeune adulte j’ai toujours eu le sentiment qu’il m’était aisé de pardonner, je n’aimais pas vivre dans le conflit, j’aspirais à être en paix avec le plus grand nombre et je voulais vivre conformément à ce que dit la Bible :

Romains 12:18 S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

Et puis un jour il m’est arrivé la tuile, le pépin, le couac, j’ai vécu un évènement au cours duquel j’ai ressenti une énorme injustice, une trahison, et même si intellectuellement je savais ce que je devais faire, mon cœur en était incapable. Et cette amertume s’est instillée en moi comme un poison qui a commencé lentement à avoir des répercussions physiques sur mon corps (parler de cela me rappelle Proverbes 17:22 Un cœur joyeux est un bon remède, Mais un esprit abattu dessèche les os).

J’étais incapable de pardonner, et cette rancœur me rongeait. Je me sentais impuissant et je n’arrivais pas à aller de l’avant. Mes réactions étaient inappropriées et je me détestais pour cela.

Où trouver des réponses ?

Si les paroles de cette chanson trouvaient en moi un écho si particulier, ce n’était pas si anodin, elles font part d’émotions qui ont également été abordées par plusieurs auteurs de la Bible, par exemple David dans le Psaume 31 :

9 Aie pitié de moi, Éternel! car je suis dans la détresse; J’ai le visage, l’âme et le corps usés par le chagrin.

10 Ma vie se consume dans la douleur, Et mes années dans les soupirs; Ma force est épuisée à cause de mon iniquité, Et mes os dépérissent.

11 Tous mes adversaires m’ont rendu un objet d’opprobre, De grand opprobre pour mes voisins, et de terreur pour mes amis; Ceux qui me voient dehors s’enfuient loin de moi.

12 Je suis oublié des cœurs comme un mort, Je suis comme un vase brisé.

Ou encore Jérémie, dans le livre des Lamentations au chapitre 3 :

14 Je suis pour tout mon peuple un objet de raillerie, Chaque jour l’objet de leurs chansons.

15 Il m’a rassasié d’amertume, Il m’a enivré d’absinthe.

16 Il a brisé mes dents avec des cailloux, Il m’a couvert de cendre.

17 Tu m’as enlevé la paix; Je ne connais plus le bonheur.

18 Et j’ai dit: Ma force est perdue, Je n’ai plus d’espérance en l’Éternel!

19 Quand je pense à ma détresse et à ma misère, A l’absinthe et au poison;

20 Quand mon âme s’en souvient, Elle est abattue au dedans de moi.

Il s’agit ici d’un roi et d’un prophète, tous deux ont reçu une onction divine, pourtant ils font chacun à une période différente de l’histoire biblique état d’une profonde détresse et d’une incapacité spirituelle et physique à se ressaisir.

Vous savez quel est le point commun de ces deux auteurs ? À la fin de leurs textes ils trouvent chacun leur réconfort et leur espérance en Jésus, qui n’arrivera que plusieurs siècles plus tard.

À la fin de Lamentations 3, Jérémie dira :

58 Seigneur, tu as défendu la cause de mon âme, Tu as racheté ma vie.

Au Psaume 40, David dira :

2 Il m’a retiré de la fosse de destruction, Du fond de la boue; Et il a dressé mes pieds sur le roc, Il a affermi mes pas.

3 Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, Une louange à notre Dieu […]

Jésus m’a libéré de l’amertume, il peut le faire pour toi aussi

Il m’a fallu du temps, mais devant mon aveu d’impuissance j’ai dû reconnaître que le seul qui pouvait m’aider, c’était Dieu, manifesté en son Fils : Jésus.

Alors ça peut sonner mièvre et simple, mais pour moi ça ne l’a pas été. Je n’ai pas la réponse à pourquoi parfois nous devons emprunter des chemins tortueux, peut-être qu’un jour je l’aurai, mais ce n’est pas l’important. J’ai dû apprendre à confier à Dieu ce qui me bouffait de l’intérieur pour qu’il me libère, qu’il me purifie, ça a été un processus sur le temps long, mais sans Lui je n’aurai pu y arriver.

Peut-être toi aussi as-tu quelque chose qui te lie et qui te dépasse aujourd’hui, aussi je t’encourage à Lui faire confiance, il peut et il veut construire une relation avec toi et s’impliquer dans ta vie. Comme un ami, comme un Père. Ne passe pas à côté de l’opportunité de te réconcilier avec ton Créateur.